René
Varennes
vous
présente son dernier recueil de poèmes intitulé Au delà des
mots
édité
chez l'Harmattan.
Conflit entre la fureur de vivre et l'obsession de la mort, Au delà des mots est un recueil de poèmes principalement écrit en alexandrins que l'auteur traite avec une certaine désinvolture mais dont il respecte la cadence et soigne la première lettre de chaque mot pour rapprocher la poésie de la musique dont il regrette aujourd'hui ne pas mieux l'avoir fréquentée pendant son enfance. Préfacé par Paul Georgelin.
Né en 1922 à Montluçon, René Varennes entre en 1948 dans les services de l'Assemblée Nationale où il fera carrière. Il crée le prix Edouard Herriot, fonde l'association La Forêt des Mille Poètes dont la revue recevra le pris de la presse poétique européenne. Il est également membre de la Poésie du Brésil, et viens d'être nommé Docteur honoris causa par l'Association Internationale des Artistes et Ecrivains en accord avec l'UNESCO et la Librairie du Congrés de Washington.
Veuillez trouver un petit aperçu des poèmes p101 et 104 du recueil ...
Laissez
moi revivre à l’envers
la
vie que vous m’avez donnée.
Il y
aura des morts, du sang comme des larmes ;
mais
aussi de l’amour, énormément d’amour.
Je
reverrai mes chats, mes chiens et mes amis,
ma
mère qui subit mille peines,
ma
grand-mère Eugénie
dont
la pendule me fut traîtreusement volée.
Je
viendrai chez Madeleine, ma seconde aïeule
qui
travailla jusqu’à son dernier jour.
J’aurai
de petits bonheurs et ces grandes souffrances
dont
on garde à jamais la cicatrice.
J’y
rencontrerai l’atroce guerre,
mes
turpitudes et mes erreurs.
Je
jurerai de m’en corriger ;
mais
j’en suis sûr, je les répèterai.
L’automne
est dans mon cœur comme une plaie ouverte ;
le
printemps est si loin que je meurs de sa perte.
Ah !
Revenez beaux jours, la neige est un cercueil !
Ai-je
encor des amis ? Qui portera mon deuil ?
L’automne
est hypocrite autant que ses couleurs.
Dans
le soleil couchant ses ors nous éblouissent ;
mais
l’hiver impatient attend dans les coulisses.
La
solitude vient escorter la douleur.
Dans
les grands magasins chacun se précipite ;
les
jours et les nuits confondent leurs lumières.
Les
cadeaux obligés à la joie nous invitent.
Moi,
j’aime les lilas et les roses trémières.
Rentrons,
rentrons chez nous, amère nostalgie ;
de
cruels souvenirs notre décembre empli,
nous
souffrirons ensemble aux lueurs des bougies
et
maudirons le temps qui nous ensevelit.
Vous pouvez commander dès à présent Au delà des mots auprès de la maison d'Edition :
L'Harmattan, 5-7, rue de L'Ecole polytechnique, 75005 PARIS
Prix : 19€